Loriciels (1983-1990), Loriciel (1990-1993)

Loriciels (1983-1990), Loriciel (1990-1993)


Intérêt
Loriciels est une société française de publication et d’édition de jeux vidéo pour ordinateurs qui a été fondée en 1983 par Marc Bayle et Laurent Weill. Ils sont ensuite rejoints par Philippe Seban : d’abord chargé de la promotion de la jeune société, ce dernier devient leur associé, puis le directeur général de l’entreprise.


Le nom Loriciels est directement inspiré par le micro-ordinateur Oric 1, particulièrement populaire en France en 1983, et pressenti par les créateurs de la jeune société comme la meilleure plate-forme pour commercialiser des jeux : les premiers titres de Loriciels sont donc édités pour Oric 1, puis pour Atmos, et —dans une moindre mesure— pour leur concurrent également britannique, le ZX Spectrum. Ces jeux de la « première époque » comprennent surtout des adaptations libres de jeux d’arcade (Crocky, Intertron ...) et des jeux d’aventure (Le manoir du docteur Genius, Le mystère de Kikekankoi ...) C’est cependant un jeu original d’action-aventure, développé par Louis-Marie Rocques et publié en 1984 sous le titre de L’Aigle d’or, qui établit vraiment la renommée de l’éditeur, déjà remarqué pour Le mystère de Kikekankoi. Loriciels peut en outre s’appuyer sur les critiques élogieuses du premier magazine français consacré au jeu vidéo, Tilt (L’Aigle d’or reçoit du magazine le prix Tilt d’or 1985 dans la catégorie « meilleur jeu d’aventure »). L’Aigle d’or est adapté pour Thomson MO5, et marque aussi le début des publications de Loriciels pour les micro-ordinateurs français MO* / TO* (il est, avec Infogrames, un des deux piliers qui ont soutenu ces machines dans le domaine vidéo-ludique).


À partir de 1985, l’éditeur commercialise également des jeux pour Amstrad CPC (ce dernier remplace peu à peu l’Oric dans son catalogue) : parmi les titres publiés pour cette plate-forme, il faut retenir Sapiens (également disponible pour Thomson), Mata Hari (1988, également disponible pour Atari ST), ou encore les très français Billy la Banlieue (1986) et Billy la Banlieue 2 (1987).

À partir de 1987, Loriciels publie également des jeux pour Atari ST. La société parvient en outre à exporter avec un certain succès (et avec des volumes de ventes plus importants) certains de ses titres de la seconde moitié des années 1980 et du tout début des années 1990 (Mach 3, en 1987, ou Tennis Cup, en 1990). Dans le même temps, Loriciels soutient en les distribuant les jeux de la jeune société Silmarils, fondée en 1987 par Louis-Marie Rocques et par son frère, André.


Cependant, l’augmentation progressive des coûts de développement sur ordinateurs 16 bits, l’éphémère durée de vie des plate-formes sur le marché, et la concurrence internationale mettent à mal les finances de l’entreprise. En 1989, Marc Bayle quitte Loriciels pour se consacrer à une nouvelle société d’édition qu’il a créée. En 1990, Loriciels devient Loriciel pour tenter de résoudre ses problèmes financiers. En 1992, la société est placée en redressement, puis liquidée : ainsi s’achève la vie d’un des éditeurs français les plus emblématiques de l’époque des « 8 bits ».


Ludographie

Le_secret_du_tombeau_(Oric_1,_Loriciels).jpg




Catégorie (1) Référence 
  Contenu sous droits d'auteur - Dernière mise-à-jour : 2010-10-29 18:16:38

Recommandations

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Crocky 2 est un clone de Pac-Man édité par Loriciels pour ordinateurs Thomson MO5 (1984) : il est l’un des premiers titres sortis sur cette plateforme. Le jeu est ainsi nommé car il succède à un autre Crocky, réalisé précédemment par Loriciels pour L’Oric 1.


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Rallye II (1985) est la suite du jeu de course automobile classique de Loriciels : sorti pour ordinateurs Thomson et Amstrad CPC, le jeu est de bonne facture, sans toutefois se distinguer des productions de l’époque, avec une vue extérieure du véhicule. Il constitue cependant un des rares hits français dans le genre, avec le très estimable (postérieur) Crazy Cars de Titus Software. Les nostalgiques pourront admirer les automobiles aux graphismes très réussis... Pour l’époque !


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Le Mystère de Kikekankoi (1985) est un jeu d’aventure illustré « classique » (les commandes sont saisies et interprétées) de l’éditeur français Loriciels. Développé par L. Benès, D. Berchiatti, et R. Nicolle, il est sorti à l’origine pour Oric 1 et a ensuite été adapté pour ZX Spectrum et Amstrad CPC.


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3D Fight (1985) est un jeu de tir en 3D : aux commandes d’un vaisseau spatial, vous devez affronter les hordes de vaisseaux ennemis au-dessus d’une planète inconnue. La vue est celle du cockpit, en fausse 3D (avec des sprites). Pour corser le tout, s’ajoutent aux tirs des vaisseaux ennemis : météorites, tirs de défense anti-aérienne, et vaisseaux kamikazes.


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S’il est avant tout pour Google un nom de restaurant relativement commun (notamment représenté à Carouge, en Suisse, ou encore à Croissy Beaubourg dans le bassin parisien), pour les nostalgiques que nous sommes L’Aigle d’Or est un peu LE jeu d’aventures (ou plutôt, d’action-aventure, voire d’arcade-aventure comme on disait alors, en employant d’ailleurs une expression totalement erronée et vide de sens...)