Micro-ordinateur Commodore 128 de Commodore Business Inc. (1985)

Micro-ordinateur Commodore 128 de Commodore Business Inc. (1985)


Intérêt
Le Commodore 128, présenté pour la première fois au C.E.S. de Las Vegas de janvier 1985, est le successeur direct du Commodore 64. Présenté comme le concurrent naturel de l’Apple IIc sur le marché nord-américain, cet ordinateur familial à vocation semi-professionnelle repose sur une conception nouvelle, avec un boîtier au design moderne qui sera repris pour l’Amiga. Parmi ses caractéristiques notables figurent 128 Ko de RAM, un mode d’affichage dédié en 80 colonnes, des capacités sonores étendues (avec la possibilité de paramétrer l’enveloppe d’un son), un jeu d’instructions BASIC nettement amélioré par rapport à celui de son prédecesseur (signé Commodore et baptisé Basic 7.0) et enfin, un second micro-processeur (Z80) qui lui permet de fonctionner avec un système CP/M, ce dernier étant fourni sur disquette dans une version améliorée par Commodore et baptisée CP/M+.

Une version plus « professionnelle » du Commodore 128, visant à renforcer le positionnement commercial de ce dernier, fut annoncée en même temps que le modèle familial et commercialisée la même année sur le marché européen (fin 1985). Baptisée Commodore 128D, celle-ci se compose d'une unité centrale à placer sous l'écran et d'un clavier séparé. Présentant strictement les mêmes caractéristiques techniques, elle se distingue du modèle originel par une alimentation et un lecteur de disquette intégrés : en outre, ce dernier correspond au nouveau modèle 1571. Encore au format 5"1/4, ce lecteur permet de tirer pleinement partie des possibilités de la machine en mode 128.

Fin 1986, Commodore se décida à commercialiser ce modèle onéreux aux États-Unis, non sans avoir pris la peine d’en réduire le coût auparavant : contrairement à son homologue européen, le C128D-CR (pour Cost reduced) ne possède pas de ventilateur, mais il est pourvu d’un boîtier en métal.


En dépit de ses qualités, le Commodore 128 ne parvint pas vraiment à s'imposer, principalement en raison d'une commercialisation tardive, peu de temps avant que les 16 bits deviennent la norme. Surtout, l'ajout du processeur Z80 rendait son prix élevé sans réel bénéfice, ce qui explique en partie que Commodore lança ensuite un nouveau modèle du 64 (le Commodore 64C) Au final, près d'une dizaine de jeux dédiés fut commercialisée (principalement des versions dérivées de celles pour le C64, tirant partie de la RAM supplémentaire ou du mode 80 colonnes), ainsi que quelques logiciels professionnels (GEOS, VizaWrite/Calc, Superbase), en majorité des conversions. Finalement, c'est surtout la compatibilité (quasi-)totale du Commodore 128 avec le Commodore 64 (et avec la logithèque de ce dernier) qui lui permit d'éviter un échec commercial cuisant.


Il faut noter que le Commodore 128 a été la dernière machine de conception nouvelle dotée d’un micro-processeur 8 bits à être commercialisée par Commodore, très peu de temps avant la sortie de l’Amiga. Historiquement, le C128 est aussi le seul micro-ordinateur qui a tenté de réunir trois machines différentes en une, avec ses trois modes de fonctionnement (C64, C128 et CP/M+).



Catégorie (1) Référence 
 
Évaluation 100.00 %
Voir le contenu (des droits d'auteur peuvent s'appliquer) - Dernière mise-à-jour : 2012-02-06 09:49:31

Recommandations

attachment icon
Le Commodore 64 est un micro-ordinateur ou ordinateur individuel (Personal Computer) américain à base de processeur 8 bits MOS Technology 6510 et pourvu de 64K de RAM. Il a été construit et commercialisé par Commodore Business Machines Inc., puis par Commodore International, de 1982 jusqu’en 1993. Sa longévité exceptionnelle fait qu’il a été assemblé dans de nombreuses usines à travers le monde, notamment aux États-Unis, en Allemagne, au Japon, à Hong-Kong, et en Chine, et qu’il a connu trois déclinaisons majeures (Commodore 64, Commodore 64c et Commodore 64G) et un modèle portable (Commodore SX-64).