Sega Saturn (console de jeux vidéo de cinquième génération, 1994-2000)

Sega Saturn (console de jeux vidéo de cinquième génération, 1994-2000)


Intérêt
Fort du succès de la Genesis / Mega Drive, du moins en Amérique latine, en Amérique du Nord et en Europe, les équipes de SEGA s’attelèrent dès février 1993 au développement d’une console de jeux de nouvelle génération qui devrait leur permettre de dominer le marché du jeu vidéo domestique 32 bits. À cette fin, un projet nommé Aurora, puis deux sous-projets concurrents (Mars et Saturn) furent lancés. Rien ne pouvait alors laisser présager que la console qui en sortirait causerait, indirectement, la fin de l’activité de constructeur de la firme.


La Sega Saturn, première console 32 bits au monde, fut commercialisée au Japon le 22 novembre 1994, puis le 11 mai 1995 en Amérique du Nord, et enfin le 8 Juillet 1995 en Europe. Dans ces deux dernières régions, sa sortie fut même avancée par SEGA, au grand dam des éditeurs qui travaillaient dessus et qui, selon la légende, ne le lui pardonnèrent jamais, car ils ne purent bénéficier de l’effet de lancement de la machine pour doper leurs ventes. Onéreuse à fabriquer, et ignorée par le grand-public, la Saturn fut officiellement retirée de la vente en 1998 en Amérique du Nord, en Australie, et en Europe, mais elle poursuivit sa carrière au Japon jusqu’en 2000, et sut conserver un nombre conséquent de fans inconditionnels.

Il est significatif que sa période de vie relativement brève (surtout sur les marchés européen et nord-américain) ait coïncidé avec le triomphe de la PlayStation de Sony, la première console de jeux véritablement grand-public. Face à cette dernière, qui pouvait disposer d’investissements colossaux pour son lancement de la part du géant japonais de l’électronique, la Saturn semblait plus traditionnelle parce qu’elle paraissait s’adresser à un public plus restreint de joueurs expérimentés.


Surtout, l’engouement naissant de l’Occident pour la 3D, associé à une plus grande simplicité de programmation (d’abord supposée) de la console de Sony, eut un effet désastreux sur l’image de la machine proposée par SEGA : cela se traduisit dans les médias spécialistes par de nombreuses critiques formulées contre l’architecture de la Saturn : effectivement complexe en raison de son double-cœur, cette dernière fut taxée injustement de privilégier la 2D face à la 3D, ce qui fut présenté par la concurrence comme un archaïsme. On lui reprocha encore de ne pas gérer correctement la transparence, ce que démentent de nombreux jeux sortis ensuite. Enfin, on proclama qu’elle n’avait aucun avenir.


En fait, s’il est probable que la Saturn avait été conçue par Sega dans la tradition des bornes d’arcade, et —conformément aux canons de l’industrie japonaise— sans tenir réellement compte des exigences des éditeurs de jeux tiers, la Saturn pouvait cependant bénéficier de capacités impressionnantes à sa sortie. Battant la PlayStation dans les domaines du son (grâce à une puce maison) et de l’arcade (2D), elle pouvait en outre rivaliser avec cette dernière machine pour le reste.

Mais la lutte des prix désavantageait SEGA, en raison d'une capacité financière inférieure, ainsi qu'à cause des nombreux processeurs présents dans la machine et d'une moins bonne intégration des composants dans son boîtier : la PlayStation put être vendue dès ses débuts à un prix inférieur de 100 USD (299 USD contre 399 USD pour la Saturn). La console de Sony, jouant la carte du soutien des éditeurs tiers, notamment des occidentaux, et bénéficiant d'un plus grand nombre de titres à son actif pendant les premiers mois, paraissait être un système moins «typé», promis à un avenir radieux : le grand-public se détourna donc de Sega.


Il résulta du fait que la Saturn ait manqué ses débuts, surtout hors de son archipel natal, une situation de nature schizophrénique, puisque la logithèque de la console sur les marchés américain et européen demeura réduite, tandis qu’au Japon, une fois passées les polémiques dues au marketing, les développeurs s’emparèrent de la machine et produisirent nombre de titres majeurs. Ces derniers démontrent mieux que tout discours les qualités intrinsèques de la plate-forme et figurent aujourd’hui parmi les jeux vidéo les plus recherchés et les plus côtés au monde (pour n’en citer que quelques-uns, Guardian Heroes ,Panzer Dragoon Saga, ou Radiant Silvergun).

Finalement, la passion du retro-gaming, et les quelques années qu’il fallait pour que l’on s’aperçoive à quel point la console japonaise avait une dimension différente de ses sœurs américaine et européenne, rétablirent l’image de la console de SEGA auprès du grand-public. La Saturn est aujourd’hui généralement considérée comme une des meilleures consoles de jeux de tous les temps, aux côtés, notamment, de son successeur, la Dreamcast.

Table des matières


1. Modèles et zones

Outre les prototypes, deux modèles physiques de consoles Saturn fabriquées par Sega existent (un modèle 1, qui se distingue par des boutons ovales, et un modèle 2, aux boutons ronds). Noire en Occident (Amérique et Europe), la Saturn « ordinaire » est de couleur grise ou blanche au Japon. En outre, la console Saturn modèle 1 européenne possède des contrôleurs officiels uniques, plus grands que ceux de son homologue japonaise (ils ont été conçus pour être adaptés à des mains occidentales). Les contrôleurs japonais sont identiques (sauf pour leur couleur) à ceux qui accompagnent le modèle 2 européen.

Au moins deux modèles de Saturn japonaises skeleton (à la coque transparente) existent : un vert et un rouge.

Enfin, certaines consoles Saturn ont été fabriquées ou commercialisées au Japon par d’autres que SEGA, comme JVC / Victor ou Hitachi : elles ont une coque de couleur différente, voire une forme différente.



Comme toutes les consoles de sa génération, la Saturn est « zonée », ce qui signifie qu’on ne peut (en principe) utiliser de jeux japonais ou européens sur une console américaine, de jeux japonais ou américains sur une console européenne, ou de jeux européens ou américains sur une console japonaise (le dernier cas étant, de loin, le moins dramatique !). En fait, il est aujourd’hui impensable de ne pas jouer à des jeux japonais sur cette console, tant les titres exclusivement sortis dans cette zone sont supérieurs aux autres (pour l’essentiel). En outre, les consoles de la zone PAL (Europe et Australie) souffrent d’être au standard d’affichage PAL, soit en 50 Hz, ce qui les prive pour une part de la qualité originelle des titres développés (ou optimisés) pour du NTSC 60 Hz : ces derniers tourneront en effet plus lentement et des bordures noires occuperont une partie de l’écran. Ce fait est particulièrement visible, par exemple, lorsqu’on joue à Akumajo Dracula X (Castlevania: Symphony of the Night), dont l’animation est particulièrement saccadée sur une console PAL.

Dès lors, plusieurs solutions existent :

  • 1. acquérir une console japonaise NTSC, et lui adjoindre un cable vidéo décent et un adaptateur 110/220 V,
  • 2. acquérir une console européenne PAL ou américaine NTSC qui aura été dézonée à l'aide d'une puce dédiée (bien entendu, non officielle) et qui permettra d'avoir un affichage en 60 Hz (ce qui n'est pas le cas pour toutes),
  • 3. acquérir une console européenne PAL, de préférence le second modèle (aux boutons ronds et aux contrôleurs plus petits), qui aura été modifiée avec un interrupteur 50/60 Hz (voir, par exemple, ce lien : [1]) et, soit équipée avec un switch de zone (peu pratique), soit équipée d’une carte Action Replay Plus 1-4M.


2. Périphériques

La Saturn bénéficie d’une gamme intéressante de périphériques, notamment de contrôleurs, dont certains inédits. Les principaux sont :

  • un contrôleur analogique de forme circulaire, développé spécialement pour le jeu d’action en 2.5D Nights Into Dreams, un des titres phares de la console.
  • Un levier de commandes (flight Stick), particulièrement adapté aux jeux de tir en 3D et simulations de vol (il convient, entre autres, pour une partie de Space Harrier ou d’After Burner 2.
  • Un contrôleur « arcade » (arcade stick) : il en existe au moins deux versions différentes. La plus petite, généralement jugée moins robuste, est celle qui a été commercialisée en Europe et en Amérique avec un simple changement de couleur pour être assortie à la gamme.
  • Un pistolet à visée optique, ou light gun, baptisé Virtua Gun, et commercialisé en pack avec Virtua Cop (ou Virtua Cop 2 au Japon). Il est indispensable, notamment, pour pouvoir jouer à The House of the Dead.
  • Une carte de décompression MPEG, la Sega Saturn Movie Card, qui permet de lire des Vidéo-CD.
  • Des cartouches d’extension de mémoire RAM, ou RAM Pack, de 1 à 8M, souvent commercialisées avec un jeu auquel elles servent (les conversions d’arcade de Capcom), soit parce qu’elles sont nécessaires à son fonctionnement, soit parce qu’elles améliorent ses graphismes, ou permettent d’avoir des vidéos de meilleure qualité.
  • Un contrôleur à double levier, le twin stick, commercialisé uniquement au Japon avec l’adaptation de l’arcade Virtua On, dont il permettait de recréer les conditions de jeu à domicile.
  • Un clavier et une souris, commercialisés uniquement au Japon, et surtout utiles avec un modem, puisque seuls de très rares jeux les supporteraient.
  • Un modem/adaptateur réseau, permettant d’accéder à Internet avec un navigateur (uniquement au Japon) : le Netlink.


3. Jeux Saturn

Voici une sélection totalement subjective de jeux sur Saturn, avec une majorité de shoot’em up (sa spécialité) et de jeux en 2D, en majorité des conversions d’arcade, la 3D de l’époque ayant quelque peu vieilli aujourd’hui.

Panzer Dragoon I & II (on rail shooter), Azel RPG (Sega)
Nights into Dreams (Sega)
House of the Dead (Sega)
Ennemy Zero
Sega Ages vol. II
Macross Super Dimension Fortress (import)
Radiant Silvergun (import)
Akumajo Dracula X (import)
Dungeons & Dragons (import)
Salamander Deluxe Pack (Import)
Xmen vs. Street Fighter (import)
Guardian Heroes (import)


4. Spécifications techniques

  • 8 processeurs :
    • Deux Hitachi SH-2, 32 bits de type RISC à 28,6 MHz, 25 MIPS chacun
    • Hitachi SH-1, 32 bits de type RISC
    • VDP 1 et VDP 2, 32 bits, pour l'affichage vidéo
    • Saturn Control Unit (SCU)
    • Motorola 68EC000, pour les effets sonores
    • DSP, pour les effets sonores
  • Contrôleur graphique 32 bits : VDP 1
  • Contrôleur CD-Rom et décompression : VDP 2
  • Contrôleur son : Motorola 68EC000 à 11.3 MHz (Ancien processeur central du Genesis/Megadrive)
  • DSP son : Yamaha FH1 24bits à 22,6 MHz
  • Mémoire principale : 2 Mo (16 Mb)
  • Mémoire vidéo : 1,54 Mo
  • Cache vidéo du CD-Rom : 540 ko
  • Mémoire morte (BIOS) : 512 ko
  • Tampon Graphique : 2×256Ko de frame buffer et 512 ko de cache texture.
  • Capacité graphique : 320×240, 640×240 et 720×576 (images fixes MPEG) en 16 millions de couleurs, jusqu’à 60 images par seconde. La console peut générer jusqu’à 200 000 polygones texturés par seconde et 500 000 polygones ombrés face pleine par seconde. Et jusqu’à 300 000 polygones texturés par seconde et 750 000 polygones ombrés face pleine par seconde en utilisant les capacités du processeur sonore.
  • Mémoire audio : 540 ko
  • Support média : CD-Rom 2× (transfert de 320 kilooctets/sec), port service 32 bits, Compatible CD+G, CD+EG, CD Single (8 cm), Photo CD, Video CD, EBook et Digital Karaoke.
  • Entrées/Sorties : Port série de communication haute vitesse, port interne d’expansion 32 bits, port interne Multi AV pour un adaptateur vidéo CD facultatif (pour le MPEG), entrée Vidéo/Stéréo (Standard), S-Vidéo Compatible (facultatif), RGB Compatible (facultatif), HD TV Compatible (facultatif) et deux ports pour contrôleurs analogiques.
  • Périphériques : cartouche de sauvegarde de 512 kbit et jusqu’à 4 Mo, cartouche RAM de 1 à 4 Mo, joypads analogiques, volant, carte de décompression MPEG-1, manette pour la course de chevaux, twin stick (pour le jeu Virtual On), pêche, souris...
  • Dimensions : 260 mm x 230 mm x 83 mm


Catégorie (1) Référence 
 
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Contenu sous droits d'auteur - Dernière mise-à-jour : 2010-09-21 14:53:50

Recommandations

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Console SEGA Saturn PAL FR, dans sa première version (aux boutons ovales), complète avec ses câbles (AAV RVB Péritel et alimentation 220 V), sa notice, et son contrôleur d'origine, en boîte d'origine (boîte en état d'usage, demeurant présentable). La meilleure console pour les shoot'em up.


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Cette extension mémoire de 4 Mo qui se présente sous la forme d’une cartouche enfichable dans le port d’extension d’une console Sega Saturn (réf. HSS-0167) est celle nécessaire pour faire fonctionner les jeux (japonais) qui ont besoin de plus de mémoire, tels que Vampire Savior, Marvel Super Heroes vs Street Fighter ou encore D&D Collection: Shadow over Mystara (Capcom). Pour plus d’informations sur la compatibilité de cette extension, voir ici.


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Stick d'arcade de marque Eclipse pour console Sega Saturn, complet, en boîte d'origine à l'état de neuf (avec notice).


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Panzer Dragoon Zwei (ou Panzer Dragoon II) est chronologiquement le second jeu de « tir sur rails » développé par la Team Andromeda de Sega, mais son action constitue cependant un prologue aux autres jeux de la série : dans celui-ci, vous contrôlez un jeune garçon de 14 ans, nommé Lundi, qui vit au sein d’un modeste clan d’éleveurs de Coolias. Un jour, ce dernier découvre parmi ces animaux placides un rejeton étonnament pourvu d’ailes et à la gorge qui abrite une vive lueur verte. Les règles du village ordonnent de tuer cet animal mutant, mais le jeune Lundi cache le Coolia dans sa hutte et se prend d’affection pour lui. Le jour où il parvient enfin à faire voler cet animal qu’il a nommé Lagi, il ne peut qu’assister, impuissant, à la destruction de son village par une mystérieuse relique surgie du passé. Commence alors sa vengeance...


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Akumajō Dracula X: Gekka no Yasōkyoku (Devil’s Castle Dracula X: Nocturne in the Moonlight, également connu sous le titre américain Castlevania: Symphony of the Night), de Konami (Koji Igarashi), bénéficie d’une réputation légendaire, et à juste titre : il suffit de jouer quelques minutes à ce treizième titre de la série Castlevania pour le comprendre ! Sorti sur PlayStation en 1997, Nocturne in the Moonlight ne fut adapté qu’en 1998 et seulement au Japon sur Sega Saturn.


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Guardian Heroes (ガーディアンヒーローズ, 1996) est un beat’em all original du mtythique studio de développement Treasure : il est généralement considéré comme un des meilleurs jeux existant sur Sega Saturn. Utilisant toutes les capacités 2D de la console de SEGA, GH utilise un défilement latéral à plusieurs plans (entre lesquels on se déplace à l’aide d’un bouton) aux décors riches et colorés. Le jeu contient en outre certains des bosses les plus importants jamais vus sur console, ces derniers allant parfois jusqu’à occuper toute la hauteur de l’écran ! La jouabilité exceptionnelle du titre permet à 1-4 joueurs de collaborer, tandis qu’un mode vs. accepte même jusqu’à 6 joueurs simultanés (via un adaptateur).


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Panzer Dragoon peut aujourd’hui être considéré comme le premier opus d’une des séries les plus sous-estimées et cependant les plus stupéfiantes de l’histoire du jeu vidéo. Développé par la Team Andromeda (une des premières équipes de développeurs de Sega sur Saturn), ce jeu de tir sur rail est sorti en 1995. Il a notamment introduit l’utilisation de cinématiques à l’intérieur même de l’action, et a montré au monde entier qu’on pouvait utiliser des polygones texturés sans pour autant abandonner toute originalité. L’action, en effet, se déroule dans un univers captivant, au caractère typé, ce qui était et demeure rare pour ce type de jeu.


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Ennemy Zero (E0) reprend l’héroïne de The D, également sorti sur la même console : Laura Lewis. Cette caractéristique est cependant son seul point commun avec son prédécesseur. Ce jeu d’aventure et de tir (il s’agit basiquement d’un FPS scénarisé, occupant quand même 4 CD !) contient quelques surprises mémorables, dues au génie de son créateur, l’atypique Kenji Eno. Mais surtout, il offre une mise-en-scène remarquable, que caractérisent les références cinématographiques dont sont empreintes les nombreuses cinématiques : vous êtes à bord d’un vaisseau spatial que vous partagez avec 6 autres membres d’équipage. Alors que vous retournez sur Terre après avoir accompli une mission d’exploration, vos coéquipiers sont mystérieusement assassinés l’un après l’autre...


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Dungeons & Dragons Collection (ヴァンパイア セイヴァ, 1998) est probablement un des meilleurs titres d’action sur Sega Saturn : cette adaptation parfaite et tardive des deux jeux d’arcade de Capcom exploitant la licence D&D (Tower of Doom et Shadow over Mystara) est en effet irréprochable, tant sur le plan technique que pour le gameplay (que seuls différencient de la version arcade des temps de chargement perceptibles, sans être énervants pour le premier des deux jeux ; ils sont plus longs pour le second). Shadow over Mystara, initialement sorti sur CPS 2, est graphiquement le plus abouti de ces beat’em all : il nécessite une extension RAM de 4MB pour pouvoir fonctionner. D&D Collection, tardif dans la vie de la console (il n’est sorti qu’en mars 1999), n’a été tiré qu’en faible quantité et uniquement au Japon : aussi, il est aujourd’hui un des titres les plus recherchés et côtés sur cette plateforme.


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The Super Dimension Fortress Macross (ou Chôjikû Yôsai Macross Ai oboeteimasuka, parfois appelé Macross: Do you remember Love?, du nom de la série animée japonaise sur laquelle il est basé) est un jeu de « tir » à défilement latéral relativement classique qui mêle 2D et 3D (avec plusieurs niveaux de défilement). Également sortie (plus tard) sur PlayStation, cette création de Bandai pour le 15e anniversaire de la franchise offre une expérience de jeu remarquable, renforcée par des cinématiques TrueMotion d’une grande qualité et dont certaines sont inédites. Ces dernières, ainsi que le rythme de l’action, raviront les adeptes du dessin-animé et ceux des batailles de robots géants (façon Gundam).