Black Lamp de Firebird pour Commodore C64 128 (cassette)

Black Lamp de Firebird pour Commodore C64 128 (cassette)

  • 14.19 €
    Complet et en bon état

Intérêt
Black Lamp, publié par Firebird en 1988 (et sous label Rainbird en Amérique du Nord), est un sympathique jeu «trait d’union» un peu fourre-tout. Je m’explique : ses mécanismes sont typiquement britanniques et renvoient aux titres de la grande époque du ZX Spectrum (à la manière d’un Wally ou d’un Willy), son esthétique est très 16 bits, avec des fonds colorés et de larges sprites (il a vu le jour sur Atari ST et ne choquerait pas sur Megadrive) ; enfin, son prétexte narratif est plutôt «nintendesque» (façon «féérie nippone» à la sauce médiévale). Black Lamp synthétise donc des éléments issus d’univers différents du jeu vidéo des années 80, ce qui le rend assez original, même s’il offre au final une jouabilité classique, indéniablement «de la vieille école».

Ceci explique probablement pourquoi il est injustement sous-noté (by a lazy crowd?) sur Lemon64, tandis que la presse de l’époque ne s’était pas trompée à son sujet.

Le titre est aussi sorti sur Amiga (adapté de l'Atari ST) et ZX Spectrum, puis il a été adapté par Atari UK pour sa gamme d'ordinateurs XE (en 1989) : cette dernière version, signée Ivan Mackintosh, fonctionne aussi sur micro-ordinateurs Atari XL). Enfin, il a tout récemment fait l'objet d'une adaptation «maison» pour consoles et émulateurs Atari Jaguar.



Black Lamp est un jeu d’action —et plus précisément de plate-formes— à écrans multiples, écrans qui peuvent être fixes ou à défilement latéral multi-directionnel (vers la gauche ou vers la droite, comme en politique). Sur Commodore 64, il a été programmé par Stephen Ruddy de Software Creations : ses graphismes sont soignés et plutôt colorés pour cette plate-forme (qui soit dit en passant n’offre pas les plus belles couleurs parmi les micros 8 bits, à moins que vous ne soyez réellement fan du marron a-Pantone 1982...). Les lutins sont de taille conséquente et ils sont (bien) animés. Bien que le jeu soit difficile selon les normes actuelles (nous l’avons dit : comprenez qu’il s’agit d’un jeu vidéo à l’ancienne et non d’un parcours de santé dans lequel le joueur, tenu par la main, est amené à se reposer lors de captivantes séquences cinématiques qui entrecoupent judicieusement pendant 5 heures les 12 minutes d’action proposées...), sa jouabilité reste bonne et les écrans proposés, plutôt variés, demeurent agréables à parcourir, même en 2015. Et parcourir, il faudra : un peu comme Sorcery, Black Lamp vous propose en effet d’explorer tout un royaume. Dans ce royaume, ingénieusement nommé Allegoria, vous devrez trouver neuf lampes magiques nécessaires pour protéger la Mère-patrie d’une attaque des Forces du Mal. Ce faisant, vous ne manquerez pas de vous couvrir de gloire pour gagner —en toute simplicité— la main de la princesse Griselda... Précisons tout de suite que l’emplacement de huit des dites lampes devrait changer à chaque partie et que vous devrez les rapporter une par une au bon roi Anselme (ou plus précisément, les placer dans le coffre de ce dernier). Pour cela, vous devrez bien évidemment sauter, grimper (échelles, cordes, escaliers...) et tour à tour courir ou bien attendre pour vous faufiler en essayant d’éviter les représentants des Forces du Mal. Ces derniers, comme la publicité, sont variés et généralement très bien faits (je le souligne). Si vous êtes d’humeur (en réalité, vous n’aurez pas trop le choix...), vous pourrez aussi leur tirer dessus —satisfaisant ainsi votre agressivité naturelle, certes moins qu’avec une séance d’escrime, mais bien mieux en tous cas que par la détestable vision des informations télévisées, en particulier celles des «chaînes dites d’information 24/24»... Le tout devra se faire en anticipant l’inertie des mouvements de votre personnage, c’est-à-dire en maîtrisant des contrôles dont la latence ne pardonne certes pas (dans le jeu, vous contrôlez le Fou du royaume d’Allegoria qui répond au nom psychédélique de Jolly Jack the Jester : et il faut croire que la profession du héros a inspiré l’implémentation des commandes). Si vous y parvenez, au summum de l’action, vous aurez alors à défaire le dragon qui garde la neuvième lampe : il s’agit —vous l’aurez deviné— de la fameuse Lampe noire... Fait notable, vous serez accompagné dans vos efforts par une précieuse barre de vie, dans la plus pure tradition des titres d’Ultimate Play the Game (pas de mort instantanée au premier contact, donc), mais il est vrai que cette barre de vie s’avèrera tout à fait épuisable, comme on dit... Vous pourrez aussi compter éventuellement sur plusieurs objets utiles glanés au cours de vos pérégrinations. Pour ne rien gâcher, enfin, une musique lancinante, signée Tim Follin (il paraît que la mélodie originale est ancienne), vous tiendra en éveil et vous poussera à continuer malgré vos échecs... Encore... Une fois... Un tout petit peu...
 Article disponible 

Jeu en version cassette originale UK pour Commodore C64, complet avec les instructions dans son boîtier crystal double-cassette. Titre peu commun.



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  Contenu sous droits d'auteur - Dernière mise-à-jour : 2015-12-07 20:24:44