Nocturne : le jeu d'aventure action horrifique pour PC (1999)

Nocturne : le jeu d'aventure action horrifique pour PC (1999)


Intérêt
Voici un petit billet personnel d’humeur à l’encontre des détracteurs de Nocturne. Si vous ne savez pas ce qu’est Nocturne, je vais commencer par affirmer haut et fort qu’il ne s’agit pas (seulement) d’une œuvre de Chopin, mais d’un jeu d’action aventure horrifique, développé par Terminal Reality (R.I.P.) et distribué en France sur PC par Take 2 Interactive en 1999. Ce jeu a été largement encensé par la critique à l’époque de sa sortie (1999) et figure régulièrement parmi le TOP 10 des meilleurs jeux d’horreur sur PC.

Je dois immédiatement ajouter à cela que Nocturne vous place aux commandes d’un personnage hyper-* : un impitoyable tueur méthodique mais néanmoins déjanté de créatures malfaisantes, j’ai nommés vampires, goules, et autres garous. D’âge indéterminé (il officie principalement des années 1920 jusqu’aux années 1940), possédant un look daté mais néanmoins super (imper & lunettes), ce héros pudiquement nommé «l’Étranger» semble lui aussi posséder —outre une attitude et des nerfs d’acier— quelques capacités hors du commun... (Et oui ! Affronter de telles horreurs ne laisse pas indemne !) Dans Nocturne, hélas premier et dernier de sa série, l’Étranger participe à quatre aventures que je trouve vaguement lovecraftiennes et en tous cas très pulpesques.

Alors ? Super, tout va bien ? En fait, tout pourraît aller pour le mieux dans le meilleur des mondes : les collectionneurs se jetteraient alors sans pinailler sur ce monument incontestable du jeu vidéo qu’est Nocturne...

Mise-en-bouche : comment peut-on détester un jeu comme ça ?


Seulement voilà : selon quelques détracteurs (actuels), Nocturne a... vieilli. C’est ce qu’on peut lire à gauche et à droite, parmi les commentaires nostalgiques qui fleurissent immédiatement suite à l’achat d’un produit (commentaires, d’ailleurs, qui ne sont souvent motivés que par la possibilité de gagner tel ipad discounté ou telle remise sur un prochain achat). Quoiqu’il en soit, il faut avouer que le titre date de la fin du siècle dernier (et oui!), ce qui pour certains renvoie déjà à un autre univers !

En fait, Nocturne n’est pas devenu mauvais, loin s’en faut. Si vous voulez mon avis (partagé), il est même plutôt « graphiquement supportable », surtout si on le compare à la référence du genre, son ancêtre direct, le célèbre j’ai nommé Alone in the Dark —Attention, je fais référence au premier jeu du nom... Seulement, c’est vrai, AitD est né presque une décennie plus tôt.

Pourquoi alors les comparer ? Et bien, les contrôles de Nocturne, surtout, ont un air de déjà vu et sont... peu ergonomiques ou du moins surprenants, surtout pour un joueur élevé au gamepad !

On peut en dire autant des angles de vue (des angles non euclidiens ?) qui caractérisent les deux titres : ils sont à eux seuls un facteur supplémentaire de difficulté, puisqu'ils vont masquer un adversaire ou vous obliger à parcourir 360° pour viser.

La 3D des deux jeux (quand même texturée dans le cas de Nocturne si elle ne l'est pas pour le plus ancien) peut dissuader, c'est certain. Ce sera certainement le cas, là encore, si vous êtes allergique aux angles !

Enfin, la jouabilité qui résulte de ces éléments (le gameplay quoi !) est... Comment dire ? Difficile. Petite aparté : je vous parle ici de jeux sans tutoriel moderne (je veux dire sans introduction à la «Perds une heure de ta vie en faisant tout ce que je te dis à la lettre et tu pourras ensuite jouer si tu n’es pas dégoûté avant». Et oui, Nocturne —ou d’ailleurs AitD— sont désormais réservés à une race de joueurs quasi-disparus. Ceux —diront les mauvaises langues— qui s’extasiaient naguère face au mouvement saccadé de deux pixels colorés à l’écran. Ceux, dis-je, qui se satisfaisaient de contrôles où une touche du clavier est une touche (non mais !) et où une touche permet d’effectuer une action précise. Ceux, enfin, qui ne s’arrêtent pas à une difficulté moyenne, mais retroussent les manches de leur imper gris, rajustent leur chapeau et enclenchent le magasin (celui de la Thompson 1928)... Car c’est bien là le seul reproche qu’on puisse faire à Nocturne aujourd’hui : sa difficulté. Oui, d’aucuns trouveront qu’en vieillissant, le titre est devenu difficile, très difficile (j’entends par rapport à la moyenne).

Ici se trouve en réalité une ligne de partage. Imaginez : là, ceux qui jouent avec un pad à Dishonored cessent immédiatement de me lire et se dirigent vers la sortie... Là-bas : d’autres persistent. Ils sont pour la plupart vieux et barbus (j’extrapole). Comme les amateurs de bon vin, ils se disent qu’ils ne connaissent pas ce cru, que s’ils n’ouvrent pas la bouteille et bien, ils auront au moins une étiquette prestigieuse de plus dans leur collection...

Voilà, vous pouvez à présent décider (presque) seul si oui ou non vous êtes fait pour Nocturne, le seul jeu vidéo qui vous place aux commandes de l’Étranger (aaaah, le cher psychopathe !) avec un arsenal qui fait pâlir d’envie Eliott Ness (du moins après avoir joué un peu). Oui, je parle de ce jeu « en 3D pourrie de l’époque », devenu aux dires de certains (très) difficile... Sniff...

Soyons franc : je n’ai pas fini Nocturne à l’époque et je ne crois pas que je le ferai à l’avenir (pas le temps). Pourtant, j’aime l’Étranger et je suis sûr qu’il mérite une petite visite de temps en temps à défaut d’une suite qui se respecte... Enfin, s’il est un peu rétro, ça tombe bien. Ça nous permet justement d’en parler ici, sur Vintage-Era...


Goules ou zombies ?
Un arsenal qui en impose...
Les adversaires aussi...



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  Contenu sous droits d'auteur - Dernière mise-à-jour : 2016-12-15 14:43:38