Capcom Company (Japon, 1979)

Capcom Company (Japon, 1979)


Intérêt
Capcom Co., Ltd. est une société japonaise de développement et d’édition de jeux vidéo, dont le nom actuel a été formé en juin 1983 à partir des termes «Capsule Computer» (on désignait ainsi les bornes d’arcade). Ce nom était celui d’une filiale d’I.R.M. Corporation (1979), d’où Capcom est issu.


Avant de devenir célèbre pour ses jeux sur consoles de jeux (Sega, Nintendo et Sony) ou sur ordinateurs personnels, tels que les Biohazard / Resident Evil, Mega Man, ou Devil May Cry, Capcom a longtemps développé et commercialisé des systèmes et des jeux d’arcade.

Les systèmes d’arcade fabriqués par Capcom les plus célèbres sont les Capcom Play System (CPS) : CPS I (1988), CPS II (1993) et CPS III (1996.), mais l’éditeur a commencé ses développements sur des cartes à base de processeur Zilog Z80, matériel sur lequel fonctionne le premier jeu d’arcade qu’il a commercialisé(Il s’agit du shoot’em up à défilement vertical Vulgus, sorti le 10 septembre 1984 et publié par SNK.) Ce n’est ensuite qu’en décembre 1985, avec une adaptation de 1942 sur Famicom, qu’il s’est aventuré sur le terrain des systèmes « domestiques » : accordant vers le milieu des années 1980 des licences pour que ses jeux les plus célèbres soient adaptés sur micro-ordinateurs 8 bits (1942, Ghost’n Goblins...), Capcom a depuis fait du marché des consoles de jeux et ordinateurs personnels une de ses principales sources de revenus. Il demeure à ce jour en retrait de ses principaux concurrents sur les différents segments de son activité, à savoir Nintendo, Konami, Namco Bandai[1] et, dans une moindre mesure, Sega, mais il connaît une croissance régulière.


1. Catalogue

Parmi les jeux d’arcade de Capcom, en majorité des jeux d’action et de combat des types beat’em up / beat’em all, il faut citer Commando (1985), Ghost’n Goblins (1985) et sa suite : Ghouls’n Ghosts (1988), Magic Sword (1990), King of Dragons et Knights of the Round (1991), Warriors of Fate (1992), Cadillacs & Dinosaurs (1993), la série Street Fighter (1987-1995), la série Darkstalkers / Vampire (1994-1997), ou encore les jeux Dungeons & Dragons : Tower of Doom (1994) et Shadow over Mystara (1996). Des jeux de tir ou shooters signés Capcom sont également entrés dans la légende : la série des 194x, commencée en 1984 avec 1942, et poursuivie jusqu’en 2000, ou les GigaWing 1 (1999) et 2 (2000). Enfin, d’autres titres originaux méritent d’être signalés : Black Tiger et Bionic Commando (1987), Strider (1989) et sa suite (1999), ou encore, Mercs et Nemo (1990).


Conformément aux pratiques en vigueur chez les éditeurs d’arcade des années 1980-1990, les jeux Capcom se distinguent par leurs suites pléthoriques (dès lors qu’ils ont connu un certain succès), lesquelles ont donné naissance à leur tour à des séries de jeux qui sont parmi les mieux fournies et les plus populaires au monde, voire à des adaptations cinématographiques controversées.

En dépit de quelques écarts à cette règle, il faut également noter que Capcom a toujours refusé les exclusivités —du moins au-delà d’une certaine période après la sortie de ses titres— et qu’il a ainsi publié des jeux disponibles sur la plupart des plate-formes existantes. Enfin, Capcom a souvent publié des jeux sous licence, comme Marvel, Willow, ou D&D...


Un des succès de Capcom est assurément d’avoir transformé les personnages de ses jeux vidéo en véritables héros, dont la notoriété est comparable aux personnages de fictions littéraires ou de films cinématographiques particulièrement en Asie. La tendance apparaît avec la première mascotte de la compagnie, Captain Commando, nommée d’après cette dernière, et qui apparaît dans le jeu Section Z (1985).

Depuis, des personnages tels que Zero (le héros de Megaman), Ryu, Cammy et Chun-Li (des Street Fighter), la succube Morrigan Aensland (des Darkstalkers), les complexes Chris Redfield et Jill Valentine (des Resident Evil), ou encore Dante (Devil May Cray) sont mondialement connus. Le phénomène, qu’il faut imputer aux soins apportés à leur design, est bien évidemment renforcé par les nombreuses apparitions de ces personnages, dû au succès des franchises auxquelles ils appartiennent, mais aussi à une réelle volonté de la part de l’éditeur de les promouvoir : ce trait apparaît particulièrement à travers les séries de jeux Vs..


1.1. Les jeux VS. (versus)

Ayant fait des jeux de combat sa spécialité, Capcom a su innover en combinant au mieux les raisons de ses succès : grâce à des licences spécifiques et à des accords passés avec d’autres éditeurs, celui-ci a inventé de formidables cross-over de combat, en permettant aux joueurs de faire s’affronter ses propres héros de jeux vidéos, et de les opposer à des personnages issus d’autres univers : les héros des jeux SNK (Capcom vs. SNK: Millennium Fight 2000, Capcom vs. SNK 2: Mark of the Millennium 2001...), les super-héros des publications Marvel (X-Men vs. Street Fighter, Marvel Super Heroes vs. Street Fighter, Marvel vs. Capcom: Clash of Super Heroes, Marvel vs. Capcom 2: New Age of Heroes...) et, plus récemment, ceux de Tatsunoko.

Commencée dès la génération 2D, pendant les années 1990, la recette de ces jeux a ensuite subi avec succès l'épreuve du passage à la 3D et celle du passage sur consoles de jeux : ainsi, les derniers titres parus ont été exclusivement publiés pour ces dernières.




2. Référence



Catégorie (1) Référence 
 
Mots-clef Capcom  jeu vidéo  éditeurs 
Évaluation 100.00 %
Contenu sous droits d'auteur - Dernière mise-à-jour : 2010-09-16 15:29:42

Recommandations

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Capcom Generation 2 (カプコン ジェネレーション 〜第2集 魔界と騎士) est sans doute la meilleure compilation de cet éditeur disponible sur la console de jeux vidéo Sega Saturn : elle réunit sur un seul CD-ROM les trois meilleurs jeux de plate-formes de Capcom, puisqu’il s’agit de Makaimura (Ghosts’n Goblins), DaiMakaimura (Ghouls’n Ghosts), ceux-ci étant directement adaptés depuis l’arcade, et de ChoMakaimura (Super Ghouls’n Ghosts), qui est quant à lui est une adaptation fidèle au pixel près du titre sorti sur Super Famicom (ou SNES).


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Adaptation du troisième volet de la série Resident Evil / Biohazard, de Capcom, pour Dreamcast, Nemesis (initialement sorti sur PlayStation en février 2000) a vieilli, que ce soit sur le plan graphique ou pour ce qui est de sa jouabilité. Il reste cependant mémorable par son décor apocalyptique (toute une ville livrée aux zombies) et par l’idée du Nemesis, une créature de cauchemar qui poursuit le héros (Jill Valentine) tout au long du jeu et dont les apparitions ajoutent encore à l’ambiance oppressante du titre. Contrairement à Resident Evil: Code Veronica pourtant sorti avant sur la console de Sega, cet épisode n’offre que des décors en 2D : il est semblable en cela au premier volet.


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Le très attendu jeu d’action Onimusha : Warlords n’a pas déçu à sa sortie, en 2001 : au début du jeu, vous contrôlez Samanosuke, un adepte de l’art du sabre et vous vous portez volontaire pour retrouver la princesse Yukihime et pour châtier ses ravisseurs, dont vous découvrirez bien vite qu’il s’agit de démons. De nombreux ennemis —dont des créatures sorties de la mythologie japonaise— vous rendront bien entendu la tâche des plus difficiles... La jouabilité est excellente et si le fait de parcourir des écrans fixes surprend un peu (pour un jeu de cette époque, la navigation s’effectuant comme dans les Resident Evil), les nombreux combats sanglants et l’ambiance exotique du titre demeurent des plus attractifs.


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Ōkami (大神, Clover Studio, 2007) est un jeu d’action-aventure à la troisième personne pourvu d’un gameplay fortement coloré par le jeu de plate-formes en 3D qui est publié par Capcom. Si ces ingrédients demeurent classiques, le jeu possède une dimension artistique exceptionnelle. Il mêle l’art de l’estampe japonaise et le folklore traditionnel nippon : sur le plan visuel, cela se traduit par une débauche de couleurs, du cellshading et des effets spéciaux hallucinants. La bande-son, également, est parfaitement exotique et colle à l’ambiance unique qui se dégage du titre. Le meilleur, enfin, est que le joueur contrôle rien de moins qu’un dieu-loup, possédant (et acquérant en cours de partie) des pouvoirs incomparables : l’animation de la créature est stupéfiante de réalisme...


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Mars Matrix est un jeu de tir à défilement vertical old school (traduisez : à la difficulté élevée) qui est —aux côtés de Gigawing (également développé par Takumi et publié par Capcom) et de Gunbird 2— un des trois (bons) jeux de ce type disponibles en 2D sur console de jeux Dreamcast (2001). Offrant une surabondance de tirs et une action toujours soutenue (il s’agit d’un manic shooter), Mars Matrix propose en outre un système de jeu original, puisque les bonus collectés lorsque des adversaires sont abattus vous permettent d’acheter des options dans un magasin accessible directement dans le jeu : vies supplémentaires, continue et armement lourd peuvent ainsi être acquis plus facilement au fur et à mesure que votre technique progresse. Le jeu offre en outre un mode « score », ce qui est toujours intéressant pour les hardcore gamers.


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Power Stone (パワーストーン) est un jeu vidéo de combat (beat’em up) entièrement en 3D développé et édité par Capcom en 1999 sur le système d’arcade Naomi de Sega. Il a donc tout naturellement été porté sur Dreamcast, version pour laquelle il a reçu le label Sega All Stars, avant d’être tardivement adapté sur PlayStation Portable (2006).


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Metal Gear Solid 2 Sons of Liberty (2002), de Konami, est un jeu de tir et d’infiltration en 3D vue à la troisième personne, dans lequel vous contrôlez les mouvements du super-agent Snake. Ce second opus, premier jeu de la série sorti sur PlayStation 2, est celui dans lequel Hideo Kojima est allé le plus loin dans son désir de créer un véritable film d’espionnage. Il est en outre servi par une intelligence artificielle qui est une des meilleures existantes (à l’époque). Le scénario, complexe et captivant, se déroule dans des lieux clos, à l’atmosphère étouffante : il faut compter une quinzaine d’heures pour en venir à bout.


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Metal Gear Solid 3 Snake Eater (2006), de Hidéo Kojima (Konami) est un jeu de tir et d’infiltration raffiné, en 3D vue à la troisième personne, qui reprend les meilleurs ingrédients du précédent volet tout en les améliorant de façon notable, et en réglant la plupart des problèmes que posait cet opus « cinématographique » quasi-expérimental : notamment, les cinématiques durant lesquelles le joueur était passif sont désormais bien mieux intégrées au jeu, et viennent renforcer un scénario dont la qualité a été unanimement saluée par la critique : l’action, en effet, se déroule pendant les années 60, marquées par le paroxysme de la Guerre froide et la crise des missiles de Cuba.


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Street Fighter Collection (Capcom, 1997) est une compilation d’arcade qui réunit trois titres de la célèbre série de jeux de combat (vs. fighting, ou beat’em up) : Street Fighter. Éditée par Capcom, elle a été publiée en 1997 pour Sega Saturn et pour Sony PlayStation et offrait, au moment de sa sortie, les meilleures versions de ces titres disponibles pour consoles de jeux domestiques. Elle possède une suite, intitulée quant à elle Street Fighter Collection 2, qui est sortie en 1998.


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Resident Evil Code Veronica, de Capcom (2000), est le quatrième jeu du nom, et le premier jeu de la série appartenant au genre du « survival horror » à proposer un environnement tout en 3D (dans les autres épisodes jusqu’à RE4, les backgrounds étaient en 2D). L’action du jeu se déroule deux mois après celle de RE 2-3, et le titre possède un scénario plus élaboré que ces prédécesseurs : il est notamment plus orienté « psychologie », et s’appuie sur de nombreuses révélations sur l’histoire des personnages et de l’univers de la saga.


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Giga Wing est un shooter (jeu de tir) d’arcade à défilement vertical, sorti en salles en 1999 sur système CPS-2 et adapté la même année sur Dreamcast. Le titre a été développé en 2D par Takumi pour Capcom avant d’être réécrit en 3D sur NAOMI, ce qui donna naissance à un GigaWing 2. GigaWing est un des rares jeux du genre à fonctionner d’origine sur un écran disposé horizontalement (ce qui se traduit par l’absence de bandes noires dans la version pour DC).


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Vampire Hunter (ヴァンパイア ハンター, 1996) ou Darkstalkers 2: Darkstalker’s Revenge, est un des jeux qui prouva à sa sortie combien la Saturn était supérieure à la PlayStation pour la 2D : ce beat’em up classique directement adapté de l’arcade (système CPS-2) offre une expérience de jeu originale et sert d’introduction à la série Vampire / Darkstalkers de Capcom sur Saturn. Son titre complet américain est Night Warriors: Darkstalkers’ Revenge. Contrairement au troisième jeu de la série arcade, Vampire Savior, sorti sur la même console, Vampire Hunter ne nécessite pas d’extension RAM 4MB pour pouvoir être joué.


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Vampire Savior (ヴァンパイア セイヴァ, 1998) est le second volet de la série Vampire (Darkstalkers) de Capcom sur Sega Saturn, après Vampire Hunter. Le jeu, qui utilise pleinement l’extension en cartouche de 4 MBIT de RAM fournie avec (elle est obligatoire), peut être considéré comme une adaptation (presque) parfaite de l’arcade. Il s’agit sinon d’un beat’em up en 2D offrant une action continue et qui reprend les coups de Street Fighter. Ses personnages sont variés et excentriques, et ses graphismes impressionnants démontrent toute la puissance de la Saturn. Fait notable, son adaptation (ultérieure) sur Dreamcast est généralement jugée inférieure à la version Saturn.


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MARVEL Super Heroes (マーヴル・スーパーヒーローズ) est un des premiers jeux de combat en 2D de CAPCOM adapté sur console qui tirent parti des extensions RAM pour Saturn. Contrairement aux titres suivants, cependant, la différence avec/sans cartouche n’est pas évidente et le jeu est tout à fait jouable sans RAM supplémentaire. S’il pré-date les jeux de série Vs, MSH a bien vieilli, tant en termes de jouabilité que pour ses graphismes colorés : ces derniers impressionnent encore, même 14 années après sa sortie.


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Capcom Vs SNK Millennium Fight 2000 (カプコン バーサス エスエヌケイ ミレ二アムファイト2000) est la meilleure version existante toutes plate-formes confondues (y compris en ligne) de ce beat’em up qui oppose les personnages emblématiques des deux éditeurs : un titre indispensable pour tous les possesseurs de Dreamcast.


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Resident Evil 4 de Capcom parvint à sa sortie en 2005 à réaliser le tour de force de renouveler la franchise RE qui commençait alors à sérieusement s’essouffler, mais aussi à influencer durablement le genre du survival horror en le rapprochant du jeu d’action pur et dur. Entièrement en 3D temps réel (tant pour les décors, que pour les personnages) et bien que son scénario ne brille pas par son originalité, le jeu se distingue en offrant une expérience unique qui allie une jouabilité exceptionnelle et une ambiance des plus réussies, cette dernière tenant beaucoup au cadre choisi par Mikami Shinji pour le jeu (l’Europe et ses sectes), ainsi qu’à des décors somptueux. En outre, 4 personnages différents au total peuvent être débloqués, ce qui renforce considérablement sa longévité, déjà importante.


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Resident Evil de Capcom est le premier volet d’une des franchises les plus célèbres de jeux vidéo, et celui qui a défini le genre du survival horror : l’adaptation (ou plutôt la réécriture) pour GameCube est sortie 6 ans après la version originale sur PlayStation, en 2002, et l’ensemble s’en ressent fortement, puisque le titre bénéficie dans cette version d’améliorations sur tous les tableaux, mais surtout sur le plan graphique avec des modèles bien supérieurs à ceux de l’original. À ne pas manquer si vous ne connaissez pas la saga, cette version est celle qu’il vaut mieux posséder...


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Jeu qui est simplement la quintessence du beat’em up en 2D (avec des sprites !) sur console, Marvel vs. Capcom 2 (Capcom, 2000) ne s’embarrasse pas d’un scénario complexe, mais juxtapose de nombreuses licences —et non des moindres !— pour permettre aux joueurs d’opposer à peu près tous les héros des jeux vidéo de Capcom (dont, nouveauté oblige, Jill, l’héroïne des Resident Evil) et à peu près tous les super héros de l’éditeur de comics américain Marvel (dont les jubilatoires X-Men).


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Dungeons & Dragons Collection (ヴァンパイア セイヴァ, 1998) est probablement un des meilleurs titres d’action sur Sega Saturn : cette adaptation parfaite et tardive des deux jeux d’arcade de Capcom exploitant la licence D&D (Tower of Doom et Shadow over Mystara) est en effet irréprochable, tant sur le plan technique que pour le gameplay (que seuls différencient de la version arcade des temps de chargement perceptibles, sans être énervants pour le premier des deux jeux ; ils sont plus longs pour le second). Shadow over Mystara, initialement sorti sur CPS 2, est graphiquement le plus abouti de ces beat’em all : il nécessite une extension RAM de 4MB pour pouvoir fonctionner. D&D Collection, tardif dans la vie de la console (il n’est sorti qu’en mars 1999), n’a été tiré qu’en faible quantité et uniquement au Japon : aussi, il est aujourd’hui un des titres les plus recherchés et côtés sur cette plateforme.


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Resident Evil 0, de Capcom (2003), est le quatrième jeu sorti dans la célèbre série de survival horror qui puise son inspiration dans les séries B, et dont le titre au Japon est Bio Hazard. Chronologiquement, l’action de cet épisode se déroule avant celle du premier Resident Evil, d’où son nom. Le jeu est une exclusivité pour GameCube, qui a ensuite été reprise pour Wii.